À retenir
- Environ 30 mètres. Un affichage dans la cabine vous indique la profondeur au fur et à mesure de la descente.
- Il a pour ainsi dire disparu dès les dix premiers mètres, bien avant votre arrivée.
- La lumière du jour atteint facilement cette profondeur. Il fait clair, et tout est bleu.
- La cabine reste à la pression atmosphérique de surface pendant toute la descente.
Quelle est la profondeur réelle de 100 pieds ?
Trente mètres, à quelques mètres près. En plongée, c'est la limite couramment admise pour la plongée sous-marine de loisir, un repère utile : il ne s'agit pas d'une descente peu profonde, mais de la profondeur à laquelle un plongeur qualifié surveillerait attentivement sa consommation d'air et son temps de plongée.
Dans la vie courante, cela correspond à peu près à la hauteur d'un immeuble de dix étages, mais à la verticale, vers le bas.
Un écran dans la cabine indique la profondeur pendant la descente, et le voir défiler au fil des chiffres fait partie des petits plaisirs de l'excursion. Une photo affichant 102 pieds constitue un meilleur souvenir que la plupart des clichés sous-marins que les visiteurs rapportent.
Là où les couleurs disparaissent
C'est la chose la plus utile à comprendre avant la plongée, car sans cela, on pourrait penser que l'eau est sale.
La lumière blanche est un mélange de longueurs d'onde, et l'eau ne les absorbe pas toutes de la même manière. Elle élimine d'abord et plus rapidement les grandes longueurs d'onde. Le rouge est la plus grande longueur d'onde visible et disparaît presque aussitôt : à dix mètres, il ne reste pratiquement plus aucune lumière rouge dans l'eau. L'orange suit peu après. Le jaune persiste plus longtemps. Le vert et le bleu vont le plus loin, d'où la couleur bleue de l'océan profond.
À cent pieds, vous êtes bien au-delà de la profondeur à laquelle le rouge existe encore. Tout ce qui est rouge là-dessous n'est ni rouge foncé ni rouge terne : c'est gris, car il n'y a aucune lumière rouge à réfléchir. À cette profondeur, un objet rouge est en pratique incolore.
C'est pourquoi les photos de l'opérateur sont si différentes de ce que vos yeux perçoivent. Ces images ont été prises avec un éclairage, et la lumière artificielle restitue les longueurs d'onde que l'eau a supprimées. Il ne s'agit pas d'une tromperie : c'est la seule façon de photographier les couleurs en profondeur. Mais à l'œil nu, le monde est bleu, et le savoir à l'avance transforme une déception en phénomène fascinant.
L'écran de profondeur de la cabine affichant 102 pieds
Fait-il sombre ?
Non, et cela surprend les personnes qui s'attendent à une atmosphère sombre.
Cent pieds se situent largement dans la zone éclairée par le soleil. Par une belle journée hawaïenne, avec une visibilité correcte, le fond marin est nettement éclairé, les ombres sont visibles sous les structures et le sous-marin n'a pas besoin d'allumer ses propres lumières pour que vous puissiez voir.
Ce qui change, c'est la qualité plutôt que la quantité de lumière. Elle est diffuse, provenant d'un vaste plafond lumineux plutôt que d'un point précis ; les ombres sont donc douces et tout est éclairé de façon homogène. Cette lumière uniforme, associée à l'absence de certaines longueurs d'onde, crée l'aspect sous-marin caractéristique.
La visibilité varie selon la houle et la saison. Les bons jours, vous apercevez les structures bien avant que le sous-marin ne les atteigne ; les jours où l'eau est agitée, le monde se resserre et les choses n'apparaissent qu'à plus courte distance, ce qui a aussi son charme.
Une particularité de l'éclairage mérite votre attention pendant la remontée. À mesure que le sous-marin remonte, les couleurs réapparaissent dans l'ordre inverse, et, quelque part au cours des quinze derniers mètres, les rouges et les oranges reviennent soudainement. À ce moment-là, la plupart des gens discutent et ne le remarquent pas, ce qui est un peu dommage : c'est la démonstration la plus claire du phénomène que puisse offrir la plongée.
Ce que vous ressentez, ou non
Rien, et c'est là toute la prouesse technique.
La cabine est une coque pressurisée maintenue à une atmosphère : la même pression que sur le quai. À cette profondeur, l'eau extérieure est à quatre atmosphères et la coque supporte toute la différence. Vos oreilles ne ressentent rien, il n'y a pas d'équilibrage, pas d'inconfort ni d'adaptation.
C'est ce qui distingue cette expérience de toutes les autres façons de descendre à cent pieds. Un plongeur à trente mètres respire un gaz à quatre atmosphères et accumule une obligation de décompression à chaque minute. Vous, vous êtes assis sur une chaise.
La descente est douce et suffisamment lente pour que le principal repère sensoriel soit visuel : la lumière qui faiblit légèrement et le bleu qui s'intensifie. Certaines personnes remarquent que le son change lorsque le bateau s'immerge et que le bruit de la surface disparaît.
De l'intérieur, on ne perçoit pas la profondeur. Si l'écran était masqué, vous auriez très peu conscience de la distance parcourue vers le fond, ce qui explique précisément sa présence.
102 pieds
Photographié sur l'écran de la cabine pendant une plongée. Assez profond pour que la lumière rouge ait disparu depuis vingt mètres, et assez peu profond pour que la lumière du jour éclaire encore le fond.
Les hublots
Les hublots méritent un paragraphe, car ils influencent davantage ce que vous voyez que tout autre élément, à l'exception de l'eau.
Ils sont épais, incurvés et conçus pour résister à quatre atmosphères, ce qui en fait des éléments optiquement importants plutôt que de simples vitres. Un hublot incurvé agit un peu comme une lentille, et les objets observés à travers lui peuvent sembler légèrement plus proches et plus grands qu'ils ne le sont - le même effet que celui produit par un masque de plongée.
En pratique, c'est à votre avantage : les choses paraissent plus grandes. Une tortue contre la vitre est réellement impressionnante, notamment parce que le hublot y contribue.
Pour la photographie, cette même courbure est gênante, car les reflets de la cabine éclairée rebondissent sur la surface intérieure. Placer l'objectif directement contre la vitre les élimine presque tous et constitue l'amélioration la plus importante pour quiconque prend des photos durant cette plongée.
